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La technologie LED SMD : construction et références

Lecture : 3 min MAJ Sources : Réglementation européenne sur l'étiquetage énergétique des lampes
La réponse en bref

SMD signifie Surface Mounted Device : chaque LED vit dans son propre boîtier, avec ses connexions et son phosphore, et ces boîtiers sont soudés espacés sur un circuit imprimé. Répartir de nombreux petits composants donne une lumière homogène et des ombres douces, ce qui explique la domination du SMD sur les rubans, panneaux et ampoules. Les chiffres qui suivent le sigle — 2835, 5050 — désignent les dimensions du boîtier en dixièmes de millimètre, et non une puissance : un format plus grand n'éclaire pas forcément plus.

C'est la construction la plus répandue du marché, et celle dont les références chiffrées sont les plus mal comprises. Un ruban annoncé en 5050 passe souvent pour supérieur à un 2835, alors que le chiffre ne dit rien de la lumière produite.

Ce guide explique la construction, décode les références, situe les usages où le SMD s'impose, et rappelle ce qu'il faut lire à la place du format.

Comment un SMD est construit

Le composant est une petite brique complète : une puce LED, son phosphore, ses contacts, le tout dans un boîtier soudable. Ces briques sont ensuite posées et soudées en série sur un circuit imprimé, à intervalles réguliers.

La conséquence visuelle est directe : la lumière vient de plusieurs sources distinctes. Chacune projette sa propre ombre, et ces ombres se superposent en s'adoucissant mutuellement. C'est l'inverse d'une source ponctuelle, qui donne une ombre unique et franche.

SMD COB
Assemblage Composants individuels en boîtier Puces nues sur substrat commun
Phosphore Un par composant Une couche unique
Aspect allumé Points lumineux distincts Surface continue
Ombres portées Multiples et douces Nettes, contours définis
Dissipation thermique Répartie sur le circuit Concentrée, dissipateur conséquent
Usage typique Rubans, panneaux, ampoules Spots, accentuation, projecteurs

Décoder les références chiffrées

Les nombres qui accompagnent le sigle donnent les dimensions du boîtier, exprimées en dixièmes de millimètre.

Référence Dimensions approximatives
SMD 2835 environ 2,8 sur 3,5 mm
SMD 5050 environ 5,0 sur 5,0 mm

Le format décrit la taille du composant, pas sa puissance ni son flux. Deux rubans au même format peuvent produire des quantités de lumière très différentes selon le nombre de LED au mètre et leur rendement.

Conseil ProSur un ruban, ne comparez jamais les formats entre eux. Regardez le nombre de LED au mètre et surtout les lumens par mètre annoncés : c'est la seule donnée qui permette de savoir ce que vous allez réellement obtenir.

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Où le SMD s'impose

Les rubans et bandeaux

C'est l'usage où la construction fait sens : des dizaines de petits composants répartis sur un linéaire souple, que l'on peut couper et raccorder. Les rubans LED reposent presque tous sur cette technologie.

Les panneaux et dalles

Même logique sur une surface : de nombreuses sources derrière un diffuseur produisent une lumière uniforme, sans point chaud visible. Les panneaux LED exploitent directement cette propriété.

Les ampoules et réglettes

Répartir les composants sur toute la longueur d'une réglette LED ou autour du corps d'une ampoule LED donne un rayonnement large, proche de ce que produisaient les anciennes sources.

Le point faible : les points visibles

La contrepartie de la construction, c'est que les sources restent individuellement visibles quand rien ne les diffuse. Sur un ruban posé nu en corniche, on distingue le chapelet de points, ce qui casse l'effet d'éclairage indirect recherché.

La correction est simple : un profilé aluminium à couvercle diffusant fond les points en une ligne continue, tout en participant à la dissipation thermique du ruban. À défaut, il existe des rubans à ligne continue, conçus pour être vus sans diffuseur.

Ce qu'il faut lire à la place du format

Le flux d'abord, en lumens, ou en lumens par mètre pour un ruban. La réglementation européenne impose de l'afficher dans une police au moins deux fois plus grande que celle de la puissance ; repère utile, une ancienne ampoule de 60 W produisait environ 800 lm.

La température de couleur ensuite, en kelvins, pour la teinte. L'indice de rendu des couleurs si la zone éclairée demande de juger une couleur. Et pour un ruban, la tension — 12 ou 24 V, qui impose un transformateur — ainsi que l'indice de protection si le linéaire part en pièce humide ou dehors.

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