L'IK

Lors de l’acquisition d’un luminaire LED, chacun entrevoit pour ce dernier des perspectives d’utilisation très variées. Au-delà de son esthétique (formes et finitions), il est donc primordial de prendre en compte la résistance générale de cet équipement. Car, selon que son usage soit fixe ou nomade, ce paramètre détermine les conditions de l’environnement où il peut servir. Un indicateur de performance essentiel du luminaire hors éclairage, que l’IK aide à mesurer.

ampoule résistante et ampoule brisée

La norme IK : une mesure de la robustesse de votre éclairage

Dans l’ombre de l’indice de protection IP déjà très connu se trouve l’IK. Appelé indice de protection mécanique, ce code fait référence à la résistance aux chocs des luminaires LED et appareils électroniques en général. Il indique à quel point un équipement d’éclairage (en l’occurrence son enveloppe extérieure) est robuste. Cela, en mesurant sa capacité à supporter les chocs d’intensités variables qu’il subit à la suite d’interactions mécaniques avec son environnement, sans se rompre ou se détériorer. En bref, la norme IK définit sa résistance aux impacts qui sont susceptibles de l’endommager physiquement.

Une échelle de résistance qui varie de 00 à 10

Jusqu’en 1992, l’IK correspondait au troisième chiffre du code IP jusqu’alors utilisé. Mais depuis, l’indice de résistance aux chocs est devenu une norme à part entière. Son code est « IKXX », où « XX » est une valeur à deux chiffres, sur une échelle de 00 (aucune protection) à 10 (sécurité maximale). Cette valeur s’obtient en opérant sur l’éclairage LED à évaluer, des simulations d’impact d’énergie graduelle (voire exponentielles) telles que décrites dans la norme NF EN IEC 62262. Les différents niveaux d’énergie sont modulés selon :

  • Le poids de l’élément d’impact (généralement un marteau de formes variées).
  • La hauteur entre le point de chute et le point de percussion.

Plus la valeur de l’indice de protection mécanique est élevée, plus la résistance de votre éclairage LED est grande et plus il aura de chance de survivre aux impacts mécaniques qu’il est susceptible de subir dans son environnement.

La résistance mécanique, c'est d'abord une question de physique

L’industrie exploite différents matériaux dans la production de l’enveloppe extérieure des luminaires LED : acier inoxydable, dérivés de plastique, polymères composites, etc. Chacun d’eux, ampoules LED, appliques murales LED, projecteurs LED, possède des propriétés physiques uniques qui lui permettent de se comporter de façon variable en fonction des contraintes qui lui sont appliquées. Les différents tests de résistance qui déterminent l’IK évaluent ainsi une ou plusieurs propriétés physiques à la fois.

Dans le cas de la résistance mécanique, c’est la capacité du matériau à absorber et dissiper l’énergie de l’impact (sa résilience) qui est évaluée. Elle inclut aussi bien les notions d’élasticité et de ductilité. Au-delà de notre perception, la nature d’un matériau n’est donc pas un bon indicateur de sa résistance aux chocs. Un polymère de plastiques peut en effet se montrer plus résistant aux chocs que du métal. L’indice de protection mécanique IK constitue alors la seule mesure fiable.

Quelles sont les différences entre l'IK et l'IP ?

Les normes IK et IP renseignent sur des contextes différents de résistance (le premier étant un indice de la résistance aux chocs mécaniques et l’autre, une évaluation de l’herméticité de l’objet aux corps étrangers solides et liquides). Cependant, les informations qu’elles fournissent se révèlent toutes deux indispensables pour valider les conditions d’utilisation générales de l’équipement concerné.

L’IK ne remplace donc pas l’IP, mais le complète ! Néanmoins, l’une de ces grandeurs peut devenir prioritaire selon les différents usages envisagés. Par exemple, aussi robuste que soit une ampoule LED aux impacts (même avec un indice IK10), elle ne sera pas conseillée pour une installation dans un espace extérieur non couvert et exposé aux intempéries (pluie, poussière) si elle n’est pas au moins IP65. L’important est donc de savoir trouver le bon équilibre entre ces deux valeurs lors du choix de vos luminaires LED.

Comment choisir son éclairage LED en fonction de l'IK ?

Dans le contexte d'un usage fixe

Encastré dans un mur, fixé au sol ou suspendu au plafond, chaque cas d’utilisation est unique et les dangers potentiels de l’environnement associés sont variés :

  • Pour un usage domestique en intérieur (cuisine, pièces à vivre, salles d’eau), dans des locaux à usage commerciaux (bureau, magasins, bibliothèque, hôtels) où l’activité nécessite peu d’interactions mécaniques, un indice minimum IK02 est requis.
  • Pour un usage domestique en extérieur dans un espace non ou partiellement couvert (jardin, auvents), un usage intérieur dans une pièce à risque (cave, garage) de même que pour un usage professionnel (en atelier), privilégiez au moins un indice IK07.

Pour un usage nomade de l'éclairage LED

Dans le cadre d’un usage nomade (comme c’est le cas pour les lampes LED rechargeables), votre équipement peut être amené à changer régulièrement d’environnement. Il faut, dans ce cas, appliquer la règle et définir un IK moyen qui conviendrait à toutes les situations. Pour son indice de résistance aux chocs, optez donc pour un indice IK05 en intérieur, voire IK07 si vous prévoyez également un usage en extérieur.